Annuaire des Églises Évangéliques

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Assemblées de Frères

Les assemblées de frères sont autonomes, sans fédération d’églises.

Le site Filéo est une plate-forme d’échanges entre ces assemblées.

Bien qu’il soit généralement admis que la première assemblée de frères s’est formée à Dublin en 1827, ce n’était qu’un exemple du vent d’un réveil qui soufflait un peu partout en Europe à l’époque. Ainsi apparaissent des petits groupes de croyants qui insistaient sur trois points :

Ce réveil touche l’Irlande, le sud de l’Angleterre, la Suisse, l’Allemagne, l’Italie...

En France, on voit la naissance d’assemblées qui se réunissent souvent dans les fermes : en Haute-Loire, dans la Drôme, le Béarn, et l’est de la France en particulier.

Ces groupes reçoivent des appellations diverses selon les régions : Frères (brethren) en Grande-Bretagne, momiers en Suisse, piétistes au Pays de Montbéliard. Ailleurs on parle de pieux, de réveillés, de bigots, de puritains...

John-Nelson Darby, né en 1800, visite ces assemblées en Irlande et en Angleterre. Il devient prédicateur et voyage beaucoup, réalisant même des traductions de la Bible en anglais, en français et en allemand.

C’est suite à un désaccord en 1848 que le mouvement va être scindé en deux tendances : Frères larges (CAEF en France) et frères exclusifs (qui suivent Darby, d’où le mot « darbyste »). Les frères exclusifs sont plus stricts, en particulier au niveau de la participation à la sainte cène.

Au XXe siècle, le mouvement s’est maintenu avec plus ou moins de succès sur ses implantations d’origine (pays anglo-saxons) et a progressé surtout en terre de mission (des centaines d’assemblées en Égypte, au Congo ...).

Dans les années 1990, les « Assemblées de frères d’Europe francophone », aujourd’hui fédérées par le site web Filéo, se distancient de la branche étroite pour retrouver l’élan du début du mouvement sans être enfermées dans une conception ni large ni étroite. Ainsi pratiquent-elles une communion ouverte tout en restant très attachées à la forme primitive des assemblées : pas de préparation du culte ni des messages, participation de tous les frères, administration collégiale.

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